La province de Namur, au coeur de votre quotidien

N° d'édition 2673
2672 | 2674

  • Expéditeur
    Félicien Rops
  • Destinataire
    [Léon?] [Dommartin?]
  • Lieu de rédaction
    s.l.
  • Date
    [1876]/00/00 [+]
    Datation sur base de l'apostille.


Texte

[1r° : 1]
Mon Cher Vieux
Je ne reçois plus de nouvelles de toi. Fais-moi le plaisir extrême de m’écrire & de me dire quand tu viens à Paris ?? Edmond m’écrit : « fin mai » c’est tard, mais enfin ce n’est pas trop tard ! Dans quelques jours tu recevras deux nouvelles épreuves du Musset qui marche maintenant. – Lemerre est tellement enchanté des frontispice & des deux ou trois gravures déja faites, qu’il m’offre un contrat non seulement pour la grande édition mais encore pour « les Romans, de Victor Hugo, grande édition. Il m’avait laissé choisir entre « les Poésies, » – les Romans et le Théatre. J’ai préferé « les Romans » qui embrassent des époques très différentes, et qui permettent tout. Tu ne peux t’imaginer l’extrême difficulté de faire ces eaux fortes en aussi petit format. – N’as-tu pas de nouvelles de chez moi ? – Je suis résolu à rentrer en Juin dans le « domicile conjugal » Je crois du reste que tout s’arrangera.
Je t’adresse ceci 108 Boulevard du Nord & je ne t’en dis pas plus long ne sachant trop si cela te parviendra
Amitiés à nos amis & écris moi, tout de suite je te répondrai de même en t’envoyant les épreuves –
L’Exposition des « Impressionnalistes » ferme le 1er mai.
L’Exposition Manet le 10 mai.
Le 1er mai s’ouvre l’exposition des Refusés.
Le 1er mai ferme l’exposition des mirlitons. en même temps que celle des Impressionnalistes.
[1v° : 2]
Je mettrai dans ma lettre une épreuve du « Prêtre grec » que je viens de terminer une eau forte manière noire très bizarre.
– Tu vois que mon zèle ne se ralentit pas. Préviens moi du jour absolument fixé pour ton voyage car tu as déja manqué tant de choses en le remettant d’un mois que tu pourrais manquer tout le reste. J’ai besoin de le savoir d’une façon nette. Sans cela tu risques de ne plus me trouver ici. Tu as bien eu tort de ne pas prendre tes vacances fin avril. Il fait merveilleux, Paris superbe plein de choses curieuses, – la vraie saison enfin. Je te boude.
À toi – Amitiés aux Camarades Anseremmois.
Fély